Extraits des articles de presse suite à la publication en France de Novembre 1918, Voyage et Destin et autres…

Posted by: on May 16, 2010

Sur « Novembre 1918, Une révolution allemande »

L’Humanité  du 7 janvier 2010

Signé  Jean-Numa Ducange

« …L’ensemble évoque essentiellement les dernières semaines de l’année 1918 et alterne scènes historiques et histoires intimes, la cohérence trouvant son point d’équilibre dans le tableau qu’il offre de la société allemande au sortir de la guerre. L’évocation saisissante des conditions de vie des soldats défaits et de l’entrée des troupes dans la capitale allemande précèdent un portrait vivant de toutes les catégories sociales berlinoises…..Döblin soulève le problème de l’échec du processus révolutionnaire, question omniprésente qui traverse sa fresque marquée par un profond pessimisme……Les trajectoires multiples décrites avec finesse expliquent certaines continuités mieux que tout livre d’histoire…Le récit döblinien contredit les légendes et livre au lecteur une contribution unique sur cette période trouble et complexe. ».

Sur Voyage et destin.

Le Figaro Littéraire du 18 avril 2002

Signé  Marcel Schneider

« La foi en chemin »

« …..Ce sont ses tribulations, renouvelant l’Exode de l’Ancien Testament, que raconte Döblin dans « Voyage et destin »….Döblin brosse un tableau émouvant, saisissant parfois, des jours les plus noirs de l’occupation, tous les gens se trouvant déracinés, isolés, parqués comme des animaux, livrés à l’angoisse et à la solitude. Döblin partage les souffrances de tous ces gens qui, n’étant pas préparés à ce qui leur arrive, ne comprennent rien à leur situation, ni au destin de la France, ni à la victoire de l’Allemagne…..Döblin révèle d’une façon humble et touchante comment ses yeux se sont ouverts et comment il est venu à la foi….. »

——————-

L’Express du 14 février 2002

Signé  Daniel Rondeau

Sur Voyage et destin.

« Döblin, vie et destin ».

« Pour sauver la vérité perdue de l’Allemagne, Alfred Döblin adopta la nationalité française, c’était en 1936……..Plus de quarante ans après la mort de Döblin,…parait « Voyage et destin », chronique d’une errance de cinq ans, commencé à Paris le 16 mai 1940 et qui s’achève par un retour à Berlin…..Il y a deux voyages….Le premier est celui d’un homme….pris dans les remous de la défaite, séparé de sa femme et de son fils, menacé d’être rattrapé par les nazis qu’il avait fuis….De ce point de vue-là, « Voyage et destin » est un document d’une intelligence aiguë sur un épisode fâcheux de notre histoire….L’autre voyage est celui d’un homme qui pèlerine à l’intérieur de lui-même….Le crucifix de l’église de Mende joue un rôle important……Tout homme est une énigme. ».

————————

Magazine Littéraire d’avril 2002.

Signé  Lionel Richard

Voyage et Destin, Récit et confession.

« ….La composition de ce récit autobiographique n’est pas, en considération des épisodes chronologiques et des évènements concernés, d’une parfaite harmonie. Les trois quarts en sont consacrés à la seule année 1940. Les deux autres parties, qui évoquent la vie des réfugiés à Hollywood et l’état moral de l’Allemagne au lendemain de la guerre, datent de 1948. Elles viennent un peu comme un complément à l’ébranlement éprouvé antérieurement, comme une méditation sur le sort qui fut échu à un individu particulier, le narrateur, mais aussi à l’Europe. Mais ce déséquilibre, Döblin l’a construit en toute conscience. Son objectif était de montrer le sens qu’a pris sa vie à partir de 1940. De justifier sa conversion au catholicisme, avec la philosophie qui est dorénavant la sienne…..Il résulte de ce parcours autobiographique, par le rythme que Döblin a su lui prêter, par ses formules poétiques, par la réflexion philosophique dont il est traversé, par la spiritualité qui l’imbibe, un livre de mémoires qui sont captivants. C’est le livre de maturité d’un très grand écrivain ».

——————-

Valeurs Actuelles du 8 mars 2002

Signé  Laurent Dandrieu

Voyage et Destin

« ….L’histoire d’une double métamorphose : celle de la France aux premières heures de l’Occupation et celle d’un homme ordinaire, paralysé par la peur et l’attente de l’inconnu….Dès 1941, Alfred Döblin retranscrit sa fuite, soucieux d’en préserver le moindre détail ; il fait ainsi du lecteur le compagnon de voyage privilégié d’une bouleversante odyssée personnelle ».

———————

Livre Hebdo

Signé  Jean-Maurice de Montremy

Voyage et Destin

« Alfred Döblin, l’âme en exil. »

« …..Des lignes très émouvantes décrivent sa mère lisant avec attention la Torah. L’écrivain se sent toutefois bien davantage issu de Kleist, de Nietzsche, de l’esprit scientifique et d’un socialisme violemment anti-prussien. Ses difficultés viennent de la culture germanique. Les dernières pages de Voyage et Destin répondent d’ailleurs aux attaques et moqueries des milieux littéraires allemands à l’annonce de sa conversion….. »

——————-

Sur « l’Empoisonnement »

Libération du 24 février 1989

Signé  Michèle Bernstein

« Au commencement était le doute ».

« ….L’Empoisonnement, cent petites pages, est le compte rendu écrit par Döblin en 1923 d’un crime très réel qui eut lieu à Berlin en 1922, et du procès qui s’ensuivit. Vous n’allez pas, aux premiers chapitres, sauter au plafond. Attendez. Les conclusions, et l’épilogue, sont tout…..Ô merveille, dans l’épilogue, Döblin devient l’écrivain qu’il sera plus tard. Toutes les clefs de Berlin Alexanderplatz, vous les trouverez déjà. Tous les pourquoi de son écriture…..

—————

Sur « l’Assassinat d’une renoncule ».

Le Monde du 24 août 1984

Signé  Nicole Zand

« Morts douces, morts violentes ».

« …..On se doutait de la multiplicité des dons de Döblin depuis qu’on avait pu lire, en 1974, cette nouvelle prodigieuse intitulée L’Assassinat d’une renoncule…… Chef d’œuvre, publié en 1910, à l’époque même où Döblin rédigeait sa thèse sur la psychose de Korsakoff, psychose d’origine alcoolique qui se caractérise par des trous de mémoire. Est-ce de cela que souffre Herr Michael Fischer, que poursuit un terrible sentiment de culpabilité depuis qu’il a décapité une renoncule avec sa canne……..La fleur devient femme, il la nomme Ellen, lui ouvre un compte en banque, lui fait une place à table à côté de lui…Pourra-t-il jamais expier la mort d’une fleur ?…. »

—————

Leave a Reply